Il n’a échappé à personne que ces derniers temps le monde éducatif se mobilise contre  les prétendues réformes du gouvernement. Bien sûr il y a les 11 200 postes en moins mais d’autres choses se passent aussi.

J’ai décidé de m’intéresser à la “réforme” du primaire avec deux exemples simples mais révélateurs du manque de connaissance du ministre Darcos de l’école et son fonctionnement:

-premier point: les nouveaux programmes de l’école primaire: une “consultation” a eu lieu un samedi matin pour demander l’avis des enseigants sur les nouveaux programmes. Ils avaient pour tâche de dire les points positifs et les points à améliorer: de qui se moque-t-on?

En effet, comment donner son avis quand les choses sont déjà dans les cartons, prêtes à être imprimées? A-t-on fait une réelle évaluation des anciens programmes à part quelques statistiques et une dictée? Prend-t-on vraiment en compte le développement de l’enfant?

Je ne m’étendrai pas sur le contenu en lui même qui risque de mettre en echec encore plus d’enfants et ce encore plus tôt.

-deuxième point: l’école pendant les vacances… Il est vrai que certains enfants sont en echec scolaire et ce pas seulement dans les ZEP. Il faut donc faire quelque chose.

La réponse de l’UMP: l’école pendant les vacances pour les plus faibles: paradoxe: les enfants en echec sont ceux qui ne sont pas forcément les plus joyeux pour s’y rendre donc pendant que les petits copains iront jouer toi tu iras bosser; deuxième chose: est-ce que 3h pendant 5 jours réussiront à rattrapper des années ou des mois de lacune? troisième point: ne faudrait il pas mieux favoriser les RASED qui assurent l’aide aux élèves toute l’année avec des résultats satisfaisants? Pour cela il faudrait peut-être prévoir des formations et des moyens humains adéquats.

 

Et c’est à ce niveaux là que le bas blesse: comment avec 11 200 postes en moins, des coupes budgétaires peut on former des gens qualifiés ?